Lundi 27 avril 2009 1 27 /04 /Avr /2009 11:51

Vous en rêviez depuis longtemps alors voici enfin un petit mot de ma part avant de partir.
Bon vous allez être déçus car je vais faire court mais alors très très court.
Merci à Aurore de m’avoir pris dans ses valises pour ce superbe voyage.
Merci à nos deux plus fideles lecteurs Mélanie et Denis.
Merci à vous tous qui nous avez suivi en laissant ou pas des commentaires.

Sinon on se revoit tout bientôt.

Grosses Bises.

Ramon.

PS : et pour les fans pas de dans ton c.. non plus

Par Aurore et Ramon
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Lundi 27 avril 2009 1 27 /04 /Avr /2009 10:46

Hello! On est lundi matin, le 27 avril. Au programme de cette dernière journée en Inde, pondre le dernier article du voyage, faire un tour au marché pour les dernières emplettes, rentrer à l’hôtel faire notre dernier sac et prendre notre dernier bus pour l’aéroport!  Et oui demain soir nous serons à Montpellier, nos cœurs battent la chamade mitigés entre la joie du retour et la peine du départ…

Mais on a eu 15 derniers jours riches en couleurs et en émotions alors c’est parti :

Après notre expérience Aurovillienne étrange, nous sommes retournés en “Inde normale”, en la charmante bourgade de Mamallapuram. C’est un village de sculpteurs, certains de renommée internationale. La pierre est présente partout, ça nous rappelât un peu la belle Hampi. Il y a la plage (mais le maillot de bain n’est pas envisageable!), un temple sur le rivage, des énormes rocs sculptés de décors religieux somptueux et partout le bruit des marteaux des sculpteurs qui travaillent sans relâche.  Beaucoup de gens, beaucoup de chèvres, une étape bien agréable. 
  


 Mamallapuram




Le jour de mes 28 ans, nous primes l’avion de Chennai a Calcutta afin d’éviter les 30 heures de trains qu’on a plus le courage de faire…Et oui on vieillit! 2 heures de vol et paf le changement radical.. Nous voilà dans le nord, un peu tristes de quitter notre sud si doux et  paisible quand il veut! Ca sent le retour.. Calcutta, ou Kolkata de son nom actuel, 15 millions de gens, 2ème ville d’Inde,  région du Bengale occidental et un passé tumultueux du aux milliers d’exilés politiques qui sur peuplèrent en masse la ville et ses bidons… Et ça se ressent, tout est tassé, serré, on se marche dessus, on étouffe… Calcutta n’est heureusement pas que ça comme les Bengalis aiment à le défendre. C’est aussi le charme et l’élégance britannique mêlée à la modernité de l’Inde nouvelle qui affectionne les buildings, et le luxe des hôtels et bars branchés! C’est d’ailleurs dans un de ces bars branchés que je fus invitée à fêter mon anniversaire au bord d’une piscine!  Ça fait bizarre d’être à Calcutta dans un endroit comme ça mais c’est quand même agréable et ça fait du bien! Belle soirée donc! Alors on arrête de culpabiliser, on profite. Au menu : cocktails pour madame et cigare pour monsieur (qui fume plus depuis presque 5 mois au fait !). Que dire d’autre… Que Calcutta fut une étape dure et fatigante par le bordel ambiant, la pollution et le concert incessant de klaxons car les indiens conduisent au klaxon, c’est le plus bruyant qui passe et c’est la lutte constante… Nous au milieu de tout ça, moi surtout, sommes lassés, je ne peux plus le supporter, je suis au bord de la saturation, ce qui rend notre passage dans cette ville pourtant intéressante vraiment insupportable. Ce qui fut chouette quand même c’est le charme discret des énormes villes où des millions de destins se croisent tous les jours, chaque quartier est différent et unique, entre les vieux cinémas, les écrivains publics, les matchs de criquet, le style anglais de l’architecture mêlé à l’Asie des pousse-pousses, de la chaleur et de la cuisine de rue. 
  



 Calcutta





Train de nuit pour Bénarès, ma bien-aimée ! Varanasi est son nom actuel. J’y été allée lors de mon premier voyage en Inde et avais un souvenir de sensations de couleurs, odeurs, musique et ballade en pousse-pousse au soleil couchant. Et les vieux qui traversent l’Inde entière pour venir mourir ici, dans cette ville sacrée au bord du Gange. Le Gange est né de la chevelure de Shiva, partout on rend hommage à Shiva et sa femme Parvati  qui aurait fait tomber une boucle d’oreille à un endroit précis ou son dévoué mari creusa un bassin qu’il remplit de ces larmes… Une de ces légendes qui  te rendent amoureux de l’Inde pour l’éternité…  C’est une des plus anciennes cités du monde : « Benares est plus ancienne que l’histoire, plus ancienne que la tradition, plus ancienne même que la légende… » Mark Twain.  La vie s’organise le long des nombreux Ghats que l’on peut longer au lever du soleil dans une petite barque. L’occasion d’admirer l’aurore sur la cité, et d’assister à la journée qui commence pour les centaines d’habitants et pèlerins prenant leur bain et ablutions dans le Gange. Paradoxe indien numéro 172 : les hindous viennent purifier leurs péchés et se laver dans une eau où 30 égouts se déversent en permanence, ou 1, 5 millions de bactéries vivent en paix (norme admise : 500 !), ou flottent vaches mortes, bébés, cendres ou corps des défunts et le pire : les habitants viennent jeter leurs poubelles dans leur fleuve qu’ils considèrent pur ! Comment expliquer ça, comment les regarder se baigner avec joie et dévotion quand on sait ça (mieux vaut ne pas savoir) quand toi tu plongerais même pas ta main… Qu’est-ce que ca peut être d’autre que la force inébranlable de la foi hindoue, cette même foi qui pousse Amma à lécher les plaies purulentes de ces dévots lépreux pour les guérir de sa salive sacrée…

Il fait très chaud, à la limite du supportable, on boit 5 litres d’eau par jour et se planque tout l’aprèm pour pas sécher au soleil ! La nuit, impossible de dormir… Mais les jours sont beaux, baignés de spiritualité et de ballades le longs des Ghats.  Un midi, nous restons un moment à observer le va-et-vient des crémations.  Plus de 120 corps sont incinérés sur ces petits bûchers qui brûlent de jours comme de nuit. Un homme nous explique tout le pourquoi du comment que je vous épargne.. . On en repart l’âme  apaisée de comprendre un peu mieux cette facette de la religion hindoue où la mort n’est qu’un passage positif… Même si on a vu des corps brûler, un sentiment plutot sain nous remplit car mourir à Benares est le vœu ultime de tout hindou et la crémation est un rituel  purificateur. Des gars sont chargés de trier les cendres pour récupérer les bijoux avant de les verser dans le fleuve car le bois coûte  cher et la plupart de ces vieux n’ont plus rien… Un beau  moment où l’âme fait un pas…

Le lendemain c’est une cérémonie de mariage aux milles couleurs  qui nous attend.  Tous les soirs à la tombée du jour, il y a aussi une grande fête du feu pour rendre hommage au fleuve sacré. Une dizaine de brahmanes alignés agitent encens, bougies et camphre dans une chorégraphie réglée comme du papier à musique. Une foule impressionnante s’y rend chaque soir. Voilà  Benares. 
 



Benares




Train de nuit pour Agra ! L’idée était d’arriver par le train de 05h45 pour voir le Taj Mahal au lever du soleil… Raté !!! Le train a deux heures de retard. Mais on l’a vu quand même ce grand gaillard de marbre.  Il a noirci par rapport à il y a dix ans, il souffre lui aussi de la pollution assassine.  Ma mere m’apprend que les ouvriers ayant incrusté les magnifiques motifs en pierres semi-précieuses qui ornent ses voutes auraient eu les doigts coupés afin de ne jamais reproduire une telle merveille…  Je vous laisse admirer les photos de ce chef d’œuvre de symétrie. Coup de génie aussi de l’architecte qui le planta devant rien (seule la rivière Yamuna coule derrière) et sur une plateforme, ce qui le rend si immensément blanc dans le ciel bleu.
 
   



Taj Mahal

 


 

Dans la même journée, on prend le train pour Delhi. En une semaine, on aura traversé le pays d’est en ouest.  Ben oui c’est pas tout mais on a un avion à prendre nous bientôt !

Delhi la jolie, ce sera un passage rapide mais l’occasion de visiter le Fort Rouge et la grande mosquée Jama Masjid, on se fait jeter dehors et traiter comme des malfrats d’occidentaux tout le long de la visite mais on s’en fout, on trouve ça beau quand même et le pire c’est que nous on aime bien toutes les religions et on a même pas de haine, na ! Et puis j’ai enregistré le chant du muezzin !

Ce qui nous mène à l’instant T ou je tape sur le clavier cet article trop long comme d’hab tout en guettant l’heure…

Les dernières photos  de cette histoire qui dure depuis le 08 novembre me tiennent vraiment à cœur, prenez le temps de les regarder et de lire les phrases poignantes. A Delhi se trouve l’International Gandhi Museum ainsi que le lieu où il fut assassiné et incinéré ainsi que Nehru et Indira. Au musée se trouve une somme de souvenirs énormes comme le pagne taché de sang du jour de sa mort, des articles, ses lunettes, ses carnets de bords, un téléphone où quand tu décroches, tu entends sa voix lors de l’enregistrement d’une conférence ainsi que des photos magnifiques de l’homme unique qu’il était, celui  qui toute sa vie eut l’œil du berger... mais le cœur de l’agneau. 
 



 Delhi et Gandhi






Voila, c’est fini !!! Ouf me dirait vous et pour le reste, on se voit dans quelques jours de toutes façons !

Attention attention, v’la les flonflons :
Merci à mon Ramon d'avoir ete la.
Merci a Madagascar, a Maurice, a Rodrigues et a l'Inde d'etre ce que vous etes.
Merci a tous pour vos commentaires qui nous ont portés, fait rire, émus, réchauffé le cœur pendant tout le voyage.
Merci à mes parents adorés.
Merci à ma Caro, pour ton soutien et ces longs mails échangés.
A mes grands–parents, à qui je dédie ce voyage.

Ciao a tutti !
A tout à l’heure.
Aurore.

Par Aurore et Ramon
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Samedi 11 avril 2009 6 11 /04 /Avr /2009 14:23

 

Bonjour à tous et Joyeuses Pâques ! Que les cloches sonnent fort et amènent la paix dans vos foyers, que le chocolat et l’argent coulent à flot !

En parlant de cloches, voila un petit moment qu’on avait rien publié parce que le temps passe à mille à l’heure, les dossiers commencant à être chargés, voici un article qui risque d’être l’avant dernier : et oui on rentre dans 17 jours exactement ! On a fêté les cinq mois du voyage et ça fait drôle de voir la fin approcher…Mais tout va bien, on est dans le flux du mouvement perpétuel, celui qui guide les voyageurs…

 

Tout a commencé par…

L’ashram d’Amma, Kerala.

Il est des endroits sur terre où l’on se sent comme une petite fourmi… déjà parce que l’ashram est immense, il contient un temple central et plein de tours d’habitations de 15 étages, ça ressemble à une grande cité toute rose et en arrivant on est pas super convaincus… Le rickshaw nous largue sur la rive, dans le petit village de Karunagapally où je commence par m’ouvrir la tête ! ( rien de grave). Puis on traverse un grand pont et une indienne nous guide. On nous installe au 8 eme de la tour E dans une grande chambre, propre et lumineuse, nous sommes étonnés car nous pensions dormir et manger par terre, que nenni.

Et très vite on réalise qu’il est des personnes sur terre devant qui on se sent tout petits aussi … C’est le cas de Mata Amritanandamayi (la mère), une femme extraordinaire. J’avais vaguement entendu parler d’elle par mon amie Mandoline, je savais juste qu’elle venait à Toulon une fois par an pour prendre des gens dans ces bras et qu’on en ressort chargés de son énergie impressionnante. Ramon n’en savait rien et voila qu’on se trouve quasi par hasard au berceau de toute cette histoire, dans son ashram, dans le village ou elle est née et a mené tout son chemin spirituel… Je suis émue, fréquemment dans la journée, les larmes me surprennent tant le lieu est fort en énergies et la découverte du personnage marquante. Elle est née fille de pêcheurs d’une famille de 13 enfants et se prénommait Soudhamani.  Dès son plus jeune age elle manifeste une passion adoratrice pour le seigneur Krishna et plus tard cette attirance pour le divin sera orientée vers Devi (la déesse créatrice). Enfant et adolescente, sa foi  énorme lui vaut un comportement étrange, elle est incomprise par sa famille qui la croit folle…Elle s’engage tout naturellement sur la voie spirituelle pour devenir ce qu’elle est aujourd’hui : la mère de la béatitude immortelle, pleine de grâce, d’amour et de compassion qui étreint les gens et leur redonne espoir et courage. Peu importe ce qu’on en pense, on ne peut qu’être qu’admiratif du phénomène Amma qui s’inscrit dans la lignée spirituelle de l’Inde des grands sages. L’ashram abrite 2000 personnes : indiens, familles, et westerns comme ils disent ici ! Des renoncants qui vivent auprès d’elle et nous on est la pendant trois jours et on essaye de se fondre dans cette masse de dévots vêtus de blancs, quelle drôle d’expérience ! Des fois je croise mon Ramon dans un couloir et ne peut m’empecher de voir en lui la personne la plus étrange dans ce contexte!!! ;)

 Je me souviendrais toujours de la puissance des chants de dévotion (bhajans) dans le temple des femmes… Ce qui me marque le plus je crois c’est que j’étais loin d’imaginer la portée humanitaire que ça a tout ça. Une association s’est montée (MAM) qui signent a la pelle des chèques de millions de dollars : victimes du Tsunami (très présent encore dans cette région de l’Inde), de Katrina, hôpitaux, universités, centres de recherche, lotissements gratuits pour déshérités et j’en passe…La mission est immense est menée d’une main de maître par Amma et ses dévots. Sans parler de sa lutte pour l’émancipation des femmes, pour la paix et contre la pauvreté, c’est incroyable… La fille de Gandhi et de mère Teresa ! Ce que je dis bêtement à un dévot qui me regarde avec des yeux bizarres car Amma ne peut être la fille de qui que ce soit pour lui, elle est Dieu… Nous ne l’avons pas rencontré malheureusement car elle voyage tout le temps mais on a l’impression de l’avoir sentie dans chaque sourire, dans chaque mur…Une belle rencontre donc !

http://www.amritapuri.org/

 

Nous passons ensuite par Kollam, afin d’y faire une bien jolie ballade dans les canaux du Kerala, encore… Ils font quand même 900 km !

On est sur une pirogue qui avance très doucement dans les petites nervures et sillonne autour des villages et des parc à crevettes géantes. Les maisons sont comme autant de petits îlots avec connexions internet quand même ! L’Inde alors…De même que nous avions nourri une passion prononcée pour le bleu du lagon mauricien, le vert des backwaters du Kerala nous enchante le regard…et ce calme, si rare…Le guide nous explique qu’au Kerala, si tu es pauvre, l’état te donne une maison, des meubles, de l’électricité, le téléphone et autres accommodations… alors Nicolas t’en penses quoi, aller au boulot !

 Je vous laisse apprécier tout particulierement la photo de la dame qui nourri un bébé perroquet…

 

Varkala. La plage. Un de ces endroits où on fait une pause… Un paradis de plage. Varkala c’est une grande falaise longue et rouge. Les guesthouses se trouvent tout le long de la falaise et dominent la plage qui s’étend a perte de vue. Il y a plein de restaurants trop bons ou tu te balades le soir à la fraîche et fais ton choix entre Baracuda et Blue Marlin, fraîchement pêchés, étalés et grillés à la demande au barbecue ou dans le tandoor…On s’y sent bien, malgré une engueulade qui a faillit ramener Ramon plus tôt que prévu…Oui tandoor ou grill on était pas d’accord… ;), c’est passé heureusement…ben oui des fois on se pète un cable dessus, pas facile tous les jours !

  



 Kollam et Varkala







Nous voguons ensuite vers Trivandrum (Thiruvananthapuram) parce que mon tonton Benoit m’a dit qu’il aimait beaucoup Trivandrum, et effectivement c’est une ville agréable. On se ballade vers le temple, centre spirituel de la ville, c’est tranquille et plein de petites ruelles. Malheureusement on ne peut pas rentrer dans le temple car on est pas de religion hindoue et ça me fait toujours de la peine une telle discrimination dans les chambres du Bon Dieu…mais bon c’est comme ça alors on reste dehors, comme les chiens !

Le lendemain nous partons visiter un centre de réhabilitation des éléphants, c’est très sauvage comme endroit, ça fait du bien là aussi, on sature vraiment des villes.

 Il y a que quelques éléphants, l’occasion quand même de faire une ballade sur le dos d’un de ces mastodontes et d’assister au bain d’un autre. Pas d’autre bruit que le pas majestueux de ces divinités à quatre pattes et du lac soulagé de quelques tonnes quand ils en sortent !

 




 Trivandrum

 




 

Toujours plus au sud, il parait que le soleil s’y lève dorénavant  alors nous on va vérifier !

Nous sommes à Kanyakumari (ou Cap Comorin), une ville spéciale, une superbe escale. En effet plus au sud, il n’y a plus rien.  En face, le Sri Lanka. Nous sommes à l’extrême pointe du sous-continent indien, là ou le vent souffle et où les eaux de la mer d’Oman, de l’Océan indien et du golfe du Bengale se rejoignent et se mélangent.  Et des centaines de pèlerins affluent pour cette raison. Les cendres de Gandhi y auraient fait un séjour avant d’être répandues dans plusieurs eaux sacrées d’Inde dont celles-ci. Une ville côtière qui respire le large et l’immensité.

  




 Kanyakumari






A partir de maintenant, nous sommes au Tamil Nadu ! Chez les anciens dravidiens, premiers habitants de l’Inde comme en témoigne le SOMPTUISSIME Temple de Madurai…On s’arrête d’ailleurs que pour ça. On est dimanche matin, neuf heures, on sort dans la rue et croise une parade de femmes avec des pots de fleurs sur la tête, un char qui lance des pétards et de la musique, indéniablement, il y a une fête aujourd’hui. On aura pas su laquelle, on pense que toute l’Inde célèbre l’arrivée du printemps, il y eu Holi dans le nord il y a pas longtemps. Un petit homme enthousiaste nous invite à le suivre sur le toit d’un bâtiment ou on aura une vue magnifique, il nous dit qu’on a trop de chance, il est bientôt neuf heures trente et le temple va changer de couleurs ! Soit, on le suit, rien ne se passa mais la vue sur les gopurams fut superbe ! Il voulait en définitive nous faire traverser le magasin d’antiquités du bâtiment…

C’est très grand -6ha-,  les ornements des temples sont hypers colorés et kitch, c’est impressionnant de beauté.  Il y a une réunion de Brahmanes qui attisent de petits feux en récitant des mantras, un éléphant et plein de gens, nous sommes les seuls touristes dans cette déferlante humaine (plus de 10000 personnes visitent le temple chaque jour !).

 On y passe la matinée tant l’activité bat son plein et la visite est riche.

Dans des moments comme ca, l’Inde nous prend par la main, nous prend au mot et nous prend aux tripes…

  




 Madurai






Là on est déjà bien remontés sur la cote est. On fait une courte escale à Trichy (Tiruchirapalli) pas très passionnante à part le Rock fort Temple juché en haut d’une colline, sur un rocher. Les hindous ont construit autant de temples sur chaque espace vide de terre que les français de PMU sur chaque place inhabitée !

 Il y a bien d’autres temples à visiter mais je suis fatiguée, je choisi la piscine de l’hôtel d’à coté et Ramon l’ordinateur…

 

Et enfin, Pondicherry, notre chérie !  Que c’est joli avec son quartier français, ses noms de rues et ses menus en français ! Il y a des bougainvilliers qui dépassent des jardins calmes des rues colorées. On te parle français au resto où à l’épicerie ce qui nous fait vraiment bizarre. En plus j’aurais un arrière grand-père -Marius Pierre- qui serait plus ou moins originaire de Pondy. N’en sachant pas plus à son sujet malheureusement, je m’imagine les pavés sur lesquels il a peut-être marché, les rues qu’il prenait tous les jours…

Entre midi et deux, les chauffeurs de rickshaw emènent des groupes d’enfants suréxités jouer sur le front de mer où dans les parcs, ce qui donne une ambiance gaie et rigolote. On a la crève tous les deux et il fait très très chaud et humide sous un soleil de plomb…

Nous dormons dans une des guesthouses de l’Ashram de Sri Aurobindo, un poète-philosophe- révolutionnaire-sage très vénèré ici. Avec ses chambres vue mer pas données, ça ressemble plus au club-med qu’à un lieu de retraite mais l’ashram en lui-même, un peu plus loin en ville abrite le tombeau ou sont enterrés Sri Aurobindo et la mère (une autre) une française qui a crée la cite étrange d’Auroville où nous sommes en ce moment.

Auroville, que dire ?? Que pour l’instant on y comprend pas grand-chose et qu’on risque d’en partir toujours au même point ! Il faut peut-être vivre ici pour en saisir l’essence…

L’idée est bien résumée dans la charte d’Auroville que vous pouvez lire sur les photos.

Quand à sa réalisation, c’est subtil, c’est pas vraiment ce qu’on ressent au premier abord, les gens sont plutôt froids, l’organisation prise de tête et les distances à parcourir entre chaque lieu interminables ! Car c’est au sein d’une foret immense qui pourrait héberger 50000 résidents (2000  pour l’instant, 124 nationalités). On passe notre temps à pédaler dans la poussière en essayant de se repérer sur le plan ! Mais bon c’est pas parce que ça nous échappe que c’est pas bien, en tout cas c’est un beau coin de nature (un million d’arbres y furent plantés) ou vivent en paix hommes, femmes, enfants, paons, belettes et grenouilles!

Je rajoute juste que nous avons eu la chance de visiter, juste avant de partir, l'intérieur de la boule de feu (ou "couille de tapir" comme dirait Ramon!) que vous voyez sur les photos. Et bien rien que pour ca, on a bien fait de venir! C'est l'oeuvre d'un architecte francais Roger Anger (dictée par les visions mystique de la mère...) qui a du bien se régaler! A l'intérieur c'est tout blanc et tout rond! Tapis blanc immaculé et marbre d'Italie, une colonne centrale et des grands escaliers en spirale nous mènent a la chambre de méditation, suspendue, ou il n'y a pas un bruit et au centre trone une boule de cristal. Nous rentrons dans cette piece hallucinante ou on a l'autorisation de méditer 15 minutes... En rentrant, l'émotion monte et mon souffle est coupé tant il règne une athmosphère étrange. Du plafond arrondie jaillit un rayon de lumière qui taverse verticalement la piece, passe au centre de la boule de cristal et traverse la sphère du Matrimandir sur toute sa longueur pour ressortir par le bas de la sphère et venir finir sa course dans une autre boule de cristal au sol, nichée au milieu d'une fontaine en lotus blanche! Magnifique.
Plus d'info sur ce lieu magique sur le site d'Auroville: http://www.auroville.org/ 
  


 Pondicherry et Auroville




Bon ce récit s’achève ici, nous allons tenter de bien profiter de nos derniers jours en Inde,  cette terre fertile qui nous berce (ou nous envoie bouler parfois !) depuis plus de deux mois, de continuer à naviguer de saints en poètes et de trains en temples, tout en se dirigeant doucement vers Delhi pour le retour.

 

Plein de bises de nous deux, les baroudeurs sur le retour !

Portez-vous bien, aimez-vous, aimez la vie !

Aurore et Ramon


PS : Ci-dessous des liens vers un article paru dans Bout A Bout le journal de l'association de quartier BoutEntrain.

Par Aurore et Ramon
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Mardi 24 mars 2009 2 24 /03 /Mars /2009 15:31

Coucou, voici une retrospective de nos dernieres aventures.

Après la féerique Mysore, nous fîmes un long détour par Hassan afin de visiter les temples Hoysala, une tribu montagnarde du deccan, situés à Halebid et à Belur dans le Karnataka. Ils sont très beaux, imposants, massifs, plein de détails et de finesse.  Il y règne un calme et une fraîcheur mystique. Nos excuses pour le manque d’inspiration des légendes, il faut dire que c’est pas évident comme lecture… En gros : de nombreuses divinités, des animaux et des danses rituelles.
De là, c’est un détour encore plus long qui nous attendait… Quesqu’on ferait pas pour un peu de spiritualité hindoue! D’Hassan, il nous fallut passer par Mangalore puis Coimbatore, deux grosses villes comme l’Inde sait si bien en générer: pollutions, klaxons, bordel, agressivité et hôtels glauques… Pas très intéressant donc mais c’est la route pour notre prochaine destination: la montagne!

 


Halebid et Belur





Ooty (Udhagamandalam) et le train miniature.
L’idée de cette destination était de prendre le célèbre petit train montagnard qui rejoint Ooty en zigzaguant dans les Nilgiri Hills. Cette expérience ferroviaire nous rappela Madagascar (pour ceux qui ont suivi la saison 1!), la panne en moins, quoique… C’est en arrivant à Mettupalayam, son point de départ à six heures du matin qu’on nous annonce qu’un éboulis empêche notre tchou-tchou des collines de passer - du moins jusqu’à mi-chemin. Donc nous faisons la moitié de ce parcours impressionnant en taxi collectif et l’autre moitié avec le train qui glisse lentement entre les villages perchés, les plantations de thé qui sentent bon et les  falaises.
Arrivés à Ooty (résidence d’été de l’ancien gouvernement britannique de Madras) il caille et ça faisait bien longtemps qu’on avait pas ressenti les joies du froid! Bien contents de se dire qu’on va vivre un hiver de trois jours, contents aussi de changer d’air, d’en respirer un pur et frais (2200m). Ca faisait un bien fou ce froid, un changement comme si notre organisme était en manque! On court acheter du chocolat, des pulls et couvertures au marche tibétain. Dès le lendemain, malheureusement, la pluie nous attendait. On se décourage un peu de rester et on décide d’abréger après quelques ballades où on aura croisé des chevaux,  des roses, des arbres immenses, des indiens à la beauté montagnarde et du bon chocolat!
Le retour en train fut pittoresque car il est tout petit et nous fumes des centaines à vouloir monter dedans! Nous on prend la place de quatre en plus… On se fraye tant bien que mal un chemin dans cette cohue typiquement indienne après s’être fait gentiment piétiner. Et le trajet retour fut encore plus beau et insolite.

 



 Ooty





A partir de maintenant nous sommes au Kerala.
Que c’est beau… Le Kerala est une émeraude incrustée de jade. Les poumons de l’Inde du sud.
Et cet état à la nature ravissante a un truc vraiment particulier: ses petits matins…
Les petits matins dans le Kerala te font démarrer la journée entre rêve et réalité, ils te tirent de ton sommeil trop court pour te plonger dans un univers sonore mystique. Cela commence assez radicalement à cinq heures du matin par le chant du muezzin qui fend l’aube et fait vibrer la brume. Sa douce voix se glisse dans ton dernier rêve tandis que Mahomet tape l’incruste sur ton oreiller. Et ça dure un sacré moment comme ça, cette voix et ce chant dans le silence du petit jour et c’est beau. Après quelques prières inconscientes, tu réussis juste à te rendormir quand commence... le concert de corbeaux en croa mineur!
A Mada notre univers sonore matinal était rempli de chants de coqs et de rires d’enfants. A Maurice, de petits zoizos exotiques et délicats. En Inde du sud, c’est les corbeaux. C’est à ce moment précis que, un petit matin de plus, tu décrètes ta nuit définitivement finie, Morphée envolé et accroché aux griffes crochues d’un gros corbeau noir-bleu... Un des charmes de l’Inde du sud.
Le Kerala est aussi un état qui héberge un quart de catholiques grâce à / à cause de l’influence de St Thomas. C’est aussi le premier état qui ait élu librement un gouvernement communiste qui dure et fonctionne (on se pose la question des castes du coup, sans réponse pour l’instant). C’est bientôt les législatives en Inde alors sur chaque coin de mur sont peintes une faucille et un marteau de couleur vive. L’état le plus socialement avancé d’Inde, il détient le record de 91% d’alphabétisation.


Notre première joie keralaise fut Fort Cochin, bien que militaire, c’est un havre de paix! Il y a des carrelets chinois, des poissons énormes, un quartier juif plein de vieux entrepôts aux effluves de cardamome,  une synagogue, un palais de Maharaja, des anciennes demeures portugaises, un cimetière hollandais et même des chrétiens syriens!  On est sur la côte de Malabar, carrefour du commerce des épices.
On a pris un cours de cuisine keralaise pour apprendre dans les règles de l’art le chicken curry, le pumkin curry, le green peas curry, les vegetables curry et les chapatis!

On y découvre des secrets de grand-mère et surtout les justes doses d’épices ! Cette cuisine fait rêver les papilles…entre le curry de poisson au lait de coco, le chutney de noix de coco, le poisson cuit dans la feuille de bananier, ici on mange pas on dévore, et c’est tellement savoureux qu’on mange avec les doigts, on s’en met partout, ça pique la langue et le palais, les larmes coulent mais on continue jusqu'à l’obtention d’un grand soupir d’extase et un bon chai (the au lait) pour apaiser ce feu d’artifice gustatif !
Autre régal que celui de notre soirée artistique, composée d’une démonstration de Kalaripayatt, art martial ancestral qui serait l’origine de tous les arts martiaux (?) : perfection, rapidité, agilité et énergie de quatre garçons (dans le vent hi hi) fins et musclés, sabrant l’air et maniant les bâtons de bambous et autre couteaux lourds et tranchants avec une incroyable maîtrise. On est au premier rang et je suis un peu crispée par cette question  récurrente : et si ça lâche ? C’est trop beau et trop violent à la fois.
Puis vient le spectacle de Kathakali. On assiste au maquillage des comédiens/dieux/démons pendant plus d’une heure, des œuvres d’art. Le spectacle commence : trois comédiens dont un joue le rôle d’une femme, un brahmane/narrateur qui chante l’histoire que les comédiens miment et dansent, et des percussions pour rythmer le tout. C’est chouette à essayer de déchiffrer (bien qu'impossible), par les codes ou mudras ils jouent l'action, par le visage l’émotion et par le corps son intensité.  Bon 1h30 c’est bien, quand on pense que traditionnellement ça se joue dans les temples pendant toute une nuit…
Et pour finir ces belles découvertes, un concert de musique hindustani (Inde du nord), chant, tablas et harmonium, très envoûtant ! 
 



 Fort Cochin




Puis c’est au fil de l’eau que nous voguons vers cette belle nature keralaise et ses backwaters, les canaux du Kerala qui s’étirent sur 900km, comme autant d’autoroutes et de rues aquatiques. Nous sommes à bord d’un Kettuvalam, une barge à riz aménagée d’un pont, un salon/salle à manger, une chambre+salle de bain et la cuisine à l’arrière.
On y passe un jour et une nuit dans la tranquillité du paysage de rizières, cocoteraies, lacs, à observer les villageois qui s’affairent à leurs taches quotidiennes, certains pèchent, les femmes tapent le linge sur les pierres du rivage. Apaisante sensation de flotter dans le doux silence des veines du Kerala…
 



 Les canaux du Kerala




Bons baisers de nous deux
A la revoyure!

 

Par Aurore et Ramon
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Lundi 9 mars 2009 1 09 /03 /Mars /2009 16:21

Good afternoon!

 

C’est nous. Voila qu’hier, nous fumes surpris de fêter les quatre mois de notre voyage. Drôle de sensation que de mesurer ce temps-là, notre temps qui coule sous nos doigts, se dire que dans un mois et demi on rentre (l’envie commence à se faire sentir  d’ailleurs...), se dire qu’il faut savourer à fond et qu’on est quand même fortiches d’avoir fait tout ça! On a parcouru à peu près un centième de l’Inde, c’est pas mal ? Ramon rectifie… un millième!

 

Voici le récit de ces dernières semaines.

Le Konkan Railway nous a transporté de Bombay à Goa via la côte de Konkan et la mer d’Oman. Surprise: Goa est un état et non une ville comme je croyais. Nous commençons sagement par sa capitale Panaji, qui contient un centre ville tout mignon de ruelles aux couleurs vives, aux noms de rues et aux restaurants portugais. Une petite ville calme et tranquille. Pas loin se trouve Old Goa, ou trônent fièrement dans le bleu azuréen une multitude d’églises, cathédrales et autres basiliques, dans l’une d’elles repose le petit corps bien préservé de St François Xavier... C’est pas banal, il y a encore des messes en portugais et les vieux goanais le parlent !

Après la culture, le farniente qui est quand même la principale occupation à Goa et nos chers papas hippies l’avaient bien compris ! D’ailleurs la première hippie débarquée à Goa était une française, Monique.

On a testé trois différentes ambiances. D’abord Anjuna, une plage immense clafie de restos diffusant de la techno à fond du matin au soir (au mieux de la Transe), des vaches qui grimpent sur les transats pour te piquer ton sandwich, des fêtes tous les soirs et une déferlante de russes (le billet est très bon marché), en string et topless pour les filles, un comportement assez culturellement inadapté pour l’Inde (dixit Lonely planet !). Bizarre. Par contre un immense marché aux puces le mercredi, des bijoux merveilleux, tout ce qu’on peut trouver pour une parfaite panoplie baba cool, des vendeurs venus du Tibet, du Cachemire et de toute l’Inde, une ambiance incroyable et fatiguante !

Deuxième destination : Candolim, plage immense encore, plus tranquille, plus familiale mais toujours beatnik, on s’y sent bien, la vie est douce et les journées reposantes de la plage au resto, du resto au transat, du transat au lit...

Enfin Agonda, un petit village très agréable, à part, peu de gens, paisible.

Que penser de Goa ???  Un petit paradis artificiel... C’est une belle région, indéniablement, couverte de plage dont on ne voit pas la fin, de palmiers et de plaines verdoyantes. On a passé de doux moments, ce qui est super c’est de dévorer tous les soirs le soleil rose orange, cette boule de feu sans rien autour qui tombe dans l’eau juste devant nos yeux ! Il y a plein d’endroits différents, des repères à raves  aux  villages dans les terres ou l’on parle portugais aux terrasses des bistrots. De temps en temps on croise un ou deux hippies de la vieille époque, ils vivent six mois de l’année à Goa pour moins d’un euros par jour, ceux-la nous font imaginer que « c’était mieux avant », ils marchent au ralenti le sourire aux lèvres et ont l’air heureux, les autres viennent à Goa  pour la fête et la drogue à portée de main mais ou est l‘Inde dans tout ça, d‘ailleurs, l’Inde nous manque, on décide de partir (oh les réacs !)

Plus au sud dans le Karnataka se trouve Gokarna (oreille de vache), une ville sacrée ou de nombreux hindous viennent en pèlerinage, quelques temples interdits aux non-hindous, et la plage encore, Ramon en à marre alors on part pour... Hampi !!!

04-Goa-Et-Gokarna Goa et Gokarna

 

 Hampi..., la claque ! Incroyable mais vrai... Sacrée elle aussi, Hampi est une bourgade de quelques échoppes nichée au milieu des roches de granit en équilibre et encerclée par les ruines des temples des princes Telougou du 14eme siècle (550 monuments dont 50 seulement sont protégés). Autant dire que le simple fait de se trouver là est fascinant. C’est beau.

En plus le hasard nous porte vers une guesthouse ou nous dormons dans un bungalow tout rond avec vue sur les rizières vert acide, la rivière et le coucher de soleil pour baigner le tout de sa douce chaleur. Visite des temples et des ruines sous le cagnard, en vélo et en tuc-tuc en faisant bien gaffe de ne pas rater la dernière barge qui traverse la rivière à 18 heures pour rentrer chez nous ! Plein de touristes aussi et pour cause, cet endroit est un joyau. On a assisté à un mariage dans le temple Virupaksha et de l’extérieur on ne sait quoi en penser tant le mariage est une question complexe en Inde encore plus qu’ailleurs. Les couples arrangés, la dot, le jeune age des promis qui, comme me glisse une vieille anglaise dans le coin de l’oreille, ne se sont sûrement jamais vu auparavant... Nous on regarde comme des badauds que nous sommes le rituel qui n’en finit plus de petites choses qui nous dépassent, en tout cas, c’est intéressant bien que les mariés n’ont pas décroché un seul sourire... Je fus bénie par une éléphante –Lakshmi- et par un sâdhu qui me raconte de bien belles histoires, Ramon, lui fuit les bénédictions car il a développé une allergie au Kum-Kum (la poudre de couleur qu’on nous met délicatement sur le front), ça lui file des boutons !!! Hampi vaut le détour, on en repart la joie au coeur.

05-Hampi Hampi

 

 On continue notre descente vers le sud en prenant un train pour Mysore, autre merveille indienne grâce au palais des Maharaja Wodeyar qui occupe toute la partie sud de la ville. Visite matinale de ce chef-d’oeuvre royal, très bien entretenu, toutes les cinq minutes on s’exclame un “c’est trop beau”, un peu le souffle coupé à vrai dire. Malheureusement interdit de prendre des photos à l’intérieur, les boules parce que c’est rempli de tableaux, de marqueteries, de marbre, d’or, de vitraux aux motifs de paons, de carrelages magnifiques, de couleurs (un peu trop même)… Après ce festin des sens, rien de tel qu’une bonne sieste après la nuit de train. En début de soirée, en repassant devant le palais omniprésent, les grilles étaient ouvertes, on a vu de la lumière alors on est rentré quand à 19 heures pétantes, ce petit bijoux alluma ses…96000 ampoules! “C’est trop beau, c’est trop beau, c’est trop beau…’ :0 :) ;)

A Mysore, il y a aussi un des plus pittoresques marchés du pays, guirlandes de fleurs, montagnes de Kum-Kum et tonnes de bananes entre autres. Ça sent bon l’Inde et la coriandre.

Aujourd’hui nous sommes allés sur une colline qui surplombe la ville voir le temple de Sri Chamundeshwari,  très prisé car les pèlerins grimpent 1000 marches pour y accéder. Nous comme on a pas besoin d’améliorer notre Karma on prend le bus…Beaucoup de fidèles et à l’intérieur règne une ambiance étrange que j’adore: encens, offrande de noix de cocos et de fleurs, ferveur, silence, flammes des bougies, brahmanes distribuant des gorgées d’eau sacrée…Une atmosphère spéciale, j’aime bien me retrouver en plein milieu de tout ça. Cet après-midi, on est allé à l’Indus Valley Ayurvedic Center ou ils pratiquent l’Ayurveda des textes sacrés, je rêvais de connaître et Ramon ça lui a bien plus aussi!

Massage à quatre mains, entièrement recouverts d’huile de plantes dont ils taisent la formule, beaucoup de précision dans la qualité du toucher et pour finir un bain de vapeur genre hammam en plus chaud et enfermés dans une boite en bois! Joie.

 06-Mysore Mysore

 

 

Voilà en gros comme on s’ennuie en Inde… Demain on part pour Hassan, la suite bientôt…

 

A big hug from Ramon et Aurore en pèlerinage.

 

Et lâchez-vous sur les commentaires, on est en manque !

 

Par Aurore et Ramon
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Au fait on en est la

 

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